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Dacia Spring Electric : premier contact 

  La très attendue Dacia Spring Electric dévoile enfin sa version définitive. Nous avons pris place à bord : premières impressions 

Nouvelle Dacia Spring (2021) – On nous la promettait depuis le printemps dernier, et sa révélation sous la forme d’un showcar éponyme. Voici que la Dacia Spring Electric dévoile sa robe et ses caractéristiques définitives. Lors de son lancement, ce SUV urbain promet l’offre 100% électrique la plus abordable du marché européen, incluant la batterie dans son tarif.

Au moment où la Renault Twingo investit le marché des citadines électriques, au tarif très abordable de 21 350 €, une concurrente de poids pourrait rapidement court-circuiter sa carrière. D’autant que le danger vient de l’intérieur… du groupe Renault. Aussi sympathique que soit la grenouille, elle va bientôt devoir composer avec une Spring Electric, d’origine Dacia, bien décidée à casser les prix, avec une entrée de gamme espérée sous la barre des 15 000 €.

Généreuse petite

N’allez pas croire que, par souci d’économie, la nouvelle Dacia Spring réduit son gabarit en comparaison avec la Twingo. Elle dépasse même cette dernière de 11 cm en longueur, avec une cote s’établissant très exactement à 3,73 m, pour 1,51 m de haut. Sa silhouette surélevée lui permet de gagner un bonne poignée de litres en volume de coffre, pour culminer à 300 l. Une capacité digne d’une Renault Clio, pourtant bien plus longue (4,05 m). Il faudra toutefois jouer des coudes à bord de cette stricte 4 places, moins large de 3 cm (1,62 m) par rapport à la Twingo. L’esthétique de la Spring était déjà familière à la communauté suivant de près l’actualité automobile. Outre sa proximité avec le showcar Spring Electric, aperçu en début d’année, elle apparaît comme le clone de la Renault City K-ZE. Ce modèle, réservé au marché chinois, y est assemblé depuis l’an dernier, et partagera bientôt sa ligne de production avec la Spring. Ces deux modèles trouvent même leurs origines dans la Renault Kwid, une voiture ultra-low cost diffusé en Inde depuis 2015.

Quid en cas de choc ?

Gageons qu’entre-temps la Dacia Spring a copieusement revu le cahier des charges du modèle indien, notamment afin de répondre aux critères de sécurité imposés par l’Union européenne. De série, elle offre le limiteur de vitesse, l’ABS et l’ESP, le répartiteur électronique de freinage, six airbags, l’allumage automatique des feux, ainsi que le freinage automatique d’urgence. Des améliorations techniques que ne reflète pas le style extérieur, quasi-inchangé. Les modifications se portent essentiellement sur des détails, pour se plier aux caractéristiques de Dacia. En conséquence, la calandre adopte un motif spécifique, au même titre que la signature lumineuse des feux arrière.

Plus rustique que la nouvelle Sandero

A bord, la Dacia Spring n’a pas eu droit à autant d’égard que la nouvelle Sandero, présentée un mois plus tôt. La rusticité règne dans cet habitacle qui accuse le poids des ans. Mais l’équipement de série se montre généreux, comprenant la direction à assistance variable électrique, le verrouillage centralisé à distance et quatre vitres électriques. Un afficheur numérique de 3,5” est présent entre les compteurs et la reconnaissance vocale Google ou Apple peut être activée au volant, en connectant son smartphone au véhicule. La climatisation manuelle, le système multimédia, les réglages électriques des rétroviseurs et une véritable roue de secours sont disponibles en option, de même que les radars et la caméra de recul. Il est aussi possible d’obtenir, moyennant fiance, un écran central tactile de 7” pour jouir, entre autre, d’une navigation intégrée.

Autonomie prometteuse

Reste à savoir si la Dacia Spring réduit ses ambitions sur le plan technique, afin d’assurer un prix plancher. Si son moteur (33 kW/44 ch) fait aveu de faiblesse par rapport à celui de la Twingo ZE (60 kW/82 ch), sa batterie offre une plus grande capacité. Ses 26,8 kWh font bonne figure face aux 22 kWh de la petite Renault, au point d’assurer une autonomie supérieure : 225 km WLTP pour la roumaine contre seulement 190 km du côté du Losange. En cycle urbain (WLTP City), la Spring frôle même les 300 km (295 km), quand la Twingo se contente de 270 km. Cette dernière sauve l’honneur sur voie rapide, en atteignant 135 km/h, soit 10 de plus que la Dacia. Mais globalement, c’est la roumaine qui tire le mieux son épingle du jeu, au chapitre de la technique.

Au moment de la recharge, la Dacia Spring laissera le choix entre une prise domestique 220V grâce au câble fourni de série, une Wallbox (avec le câble proposé en option) ou sur une borne DC (en option).

La durée de charge de la batterie Lithium-ion est de :

  • Moins d’une heure pour une charge à 80% sur une borne DC 30 kW

  • Moins de 5 heures pour une charge à 100% sur une Wallbox de 7,4 kW

  • Moins de 8h30 pour une charge à 100% sur une Wallbox de 3,7 kW

  • Moins de 14 heures pour une charge à 100% sur une prise domestique de 2,3 kW

Depuis un smartphone, l’application gratuite MY Dacia permet de connaître en temps réel le niveau de la batterie, l’autonomie restante en kilomètres, de lancer le pré-conditionnement de l’habitacle (climatisation) et de localiser la voiture en temps réel. Lorsque la Dacia Spring est branchée, l’application permet de s’informer de la progression de la charge et d’actionner ou d’arrêter cette dernière.

Prix Dacia Spring Electric

Il faudra encore patienter quelques semaines avant de connaître le tarif officiel de la Dacia Spring Electric. On apprend d’ors et déjà qu’elle sera garantie 3 ans ou 100 000 km, quand sa batterie le sera durant 8 ans ou 120 000 km. Pour faire la différence avec la Renault ZE, il lui faudra afficher un prix de base inférieur à 15 000 €, hors aides de l’Etat, afin de convertir à l’électrique un large pan de la population française.