Le Brésil inflige une amende de 13 millions de dollars à Volkswagen

L'Institut brésilien à l'Environnement (Ibama) a infligé une amende de 13,3 millions de dollars à Volkswagen Brésil pour avoir truqué les moteurs diesel de véhicules vendus dans le pays.

Le gouvernement brésilien a infligé à Volkswagen une amende dont le montant (13,3 millions de dollars) est le maximum possible en vertu de la loi brésilienne.

Volkswagen a précisé que la triche au Brésil concernait 17.057 voitures du modèle Amarok.

Plus précisément, c'est l'Institut brésilien à l'Environnement (Ibama) qui a sévi.

Cet organisme de protection à l'environnement a également demandé à Volkswagen de présenter un plan de rappel de ces véhicules truqués.

DES VÉHICULES FABRIQUÉS EN ARGENTINE MIS EN CAUSE

Le constructeur a indiqué "que les modèles de 2011 et certains de 2012 de ces véhicules fabriqués en Argentine étaient équipés d'un système qui pouvait "améliorer les résultats" des mesures d'émissions de polluants en laboratoire, afin de faire passer ses voitures pour plus vertes qu'elles ne sont".

Selon Volkswagen, "tous les autres produits de la marque offerts sur le marché brésilien équipés de moteurs à essence ou polycarburant Total Flex respectent les normes sur les émissions".

VW ACCUSÉ DE COLLABORATION AVEC LA DICTATURE BRÉSILIENNE

Rappelons que des dirigeants de Volkswagen au Brésil sont également mis en cause pour avoir collaboré avec la dictature.

Divers syndicats ainsi que le Forum des travailleurs pour la vérité, la justice et la réparation ont réclamé l’ouverture d’une procédure d’enquête contre le groupe. Ce dernier est accusé d’avoir collaboré aux persécutions et aux tortures lors de la dictature militaire (1964-1985).

Selon les documents collectés par le Forum, le groupe allemand, présent au Brésil depuis plus de soixante ans, aurait collaboré avec la police militaire, donnant sans gêne les noms de salariés potentiellement perturbateurs au service d’ordre de l’Etat. Charge ensuite aux policiers de les arrêter et de les torturer. 

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