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Nouvelles Renault : les raisons de rester optimiste

  Si l’avenir à court terme s’assombrit pour Renault, les lendemains pourraient chanter. Découvrez le vaste plan produit de la marque et de l’Alliance.

Nouvelles Renault : les raisons de rester optimiste – En proie à d’importants problèmes financiers, accentués par la crise sanitaire, le Losange paraît bien mal en point en 2020. Si certains experts enterrent déjà l’ex-Régie, ce serait aller un peu vite en besogne, au vu de l’impressionnant calendrier de lancements qui se prépare en coulisse. Et si, après la pluie, le beau temps revenait ?


De vilains petits canards

En 2020, Renault paye cash ses positionnements hasardeux de « haut de gamme » européen. Sur un segment de berlines familiales déjà moribond, la Talisman est reléguée en bas de classement, tandis que les Scenic et Espace se sont accrochés à leurs silhouettes de monospace, malgré la mort annoncée de cette catégorie. La mévente de ces modèles est en grande partie responsable des surcapacité de production des usines Renault, sur le sol français. Enfin, on pourra reprocher au Koleos l’oubli de 2 assises supplémentaires, au moment où les SUV 7 places de type Peugeot 5008 et Volkswagen Tiguan Allspace montaient en cadence.

Nissan, l’épine dans le pied

Mais au delà de ces considérations tricolores, Renault doit surtout sa chute à celle de Nissan, en grande difficulté depuis quelques années. A trop vouloir garder leur indépendance, pour l’un comme pour l’autre, les synergies ont cruellement manqué pour abaisser les coûts de développement et production, depuis 20 ans. Afin d’y remédier, l’Alliance a annoncé un vaste plan d’économiessur plusieurs années, avec le spectre de fermetures d’usines et donc de licenciements. Techniquement parlant, la priorité sera donnée à la rationalisation des plates-formes, et à un meilleur partage des technologies. Comment ce nouvel axe va-t-il se concrétiser pour les futurs modèles à venir ?

Bel effort sur l’hybridation

La première bonne nouvelle, s’agissant du plan produit de Renault, c’est l’arrivée de l’hybridation. Dès cet été, la Clio va frapper très fort en adoptant un moteur hybride classique cumulant 140 ch, à un tarif compétitif, équivalent à celui d’un diesel. Hormis la Toyota Yaris, la Renault ne trouvera aucune concurrente sur son chemin. Autre source de réjouissance : l’introduction d’une l’hybridation rechargeable de 160 ch sur le Captur, au même moment. Il s’agira d’une première mondiale sur ce segment de SUV citadin. Un bonheur n’arrivant jamais seul, la Mégane restyléeva elle aussi profiter de ce groupe motopropulseur, pour affronter sereinement sa seconde partie de carrière.

Ambition électrique

Ce moteur PHEV va enfin faire le bonheur d’un troisième larron : le SUV coupé Arkana. Déjà commercialisé en Russie et en Corée du Sud, il y rencontre un très grand succès. Espérons que la mayonnaise prendra, lors de son lancement en Europe en 2021, pour ce crossover sportif positionné un cran au dessus de l’actuel Kadjar. Ce dernier devrait être remplacé en fin d’année prochaine par un modèle autrement plus ambitieux que l’actuel, et hybridé. Par la suite, Renault misera une nouvelle fois sur l’architecture SUV, mais exclusivement mue par la fée électricité. Le Losange met actuellement le paquet pour développer, en collaboration avec Nissan, son soubassement CMF-EV. A terme, l’Alliance ambitionne de proposer une large gamme de véhicules électriques, à l’instar de Volkswagen qui s’apprête à dégainer l’ID.3. Le SUV électrique de Renault, attendu pour 2022, se positionnera comme un modèle compact (environ 4,50 m), proche du Nissan Ariya, lancé dès l’an prochain. Esthétiquement, il reprendra à son compte les thèmes introduits début 2020 par le concept-car Renault Morphoz.

L’atout de l’international

Pour renouer avec le succès, Renault comptera dès 2021 sur la toute nouvelle génération de Kangoo, promise avec des blocs thermiques, hybrides et 100% électriques. Là encore, il s’agira d’une première sur le segment très convoité des utilitaires et, dans une moindre mesure, des ludospaces. Ailleurs dans le monde, Renault entend tirer son épingle du jeu avec des modèles low cost, comme le SUV électrique K-ZE, tout juste lancé en Chine. L’ex-Régie souhaite également briller en Inde grâce au Triber. Ce petit SUV, plus court qu’une Clio, est capable d’embarquer 7 passagers. Une véritable prouesse.

Dacia comme fer de lance

Mais il ne faudra pas compter que sur Renault dans cette entreprise de reconquête. La pépite Dacia, hautement rentable, va continuer son incroyable conquête internationale, parfois sous label Renault. Tout d’abord avec le renouvellement des Sandero et Logan, fin 2020. Puis il s’agira pour la firme roumaine de se lancer dans le low cost électrique, avec de grandes ambitions en Europe. Le future Dacia Spring, clone du Renault K-ZE chinois, s’annonce comme le véhicule électrique le moins cher du marché. Quel constructeur sera capable d’en proposer autant dès 2021 ?

Alpine incertain

Renault, c’est aussi Alpine. Et malgré les doutes planant sur la pérennité du site de production dieppois, espérons que l’artisan pourra mener à bien le développement de son SUV 100% électrique. En profitant justement de la plate-forme CMF-EV, l’engin pourrait débarquer au même moment que son futur rival : la seconde génération de Porsche Macan, intégralement convertie à l’électrique. Une belle carte à jouer de la part d’Alpine.

Lada ne compte plus pour de prunes

N’oublions pas que Renault s’est porté acquéreur de Lada ces dernières années. Et le succès des nouveaux modèles semble au rendez-vous, sur leur marché national. La prochaine étape s’annonce florissante, avec le retour très attendu du Lada Niva, dans un registre intégralement modernisé.

Mitsubishi roi du PHEV

Du côté de Mitsubishi, on attend avec impatience le second opus d’Outlander PHEV, d’ici à cette fin d’année. L’Alliance franco-japonaise compte sur ce grand SUV pour maintenir son statut de véhicule hybride rechargeable le plus diffusé à travers le monde.

Retour gagnant pour Nissan ?

Enfin, chez Nissan, le Juke s’attachera bientôt les services du bloc hybride rechargeable du Renault Captur. Mais l’événement de ces prochains mois sera incarné par le retour du Qashqai, de troisième génération. Enfin hybridé, il devrait être précédé de quelques mois par la révélation du nouvel X-Trail, techniquement très proche. Courant 2021, la Nissan Leaf accueillera un grand frère au sein de la gamme 100% électrique, avec le lancement du SUV Ariya. L’année suivante, il pourrait être suivi par une grande berline électrique, de type Tesla Model 3. Elle même serait potentiellement rebadgée Renault, à plus long terme.

L’avenir s’annonce ainsi prometteur pour l’Alliance Renault-Nissan, au vu de ce vaste plan de développement. Reste à savoir si les ressources financières, bien mal en point en cette période de sortie de crise du coronavirus, seront au rendez-vous pour mener à bien ces projets d’envergure. L’avenir proche nous le dira, si les instances hiérarchiques se montrent rassurantes.




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