Prix de l'essence : la chute se poursuit...

jusqu’où ?

Les prix du gazole et du sans-plomb poursuivent leur recul. Et il n’y a aucune raison que la tendance s’inverse dans l’immédiat.

De nombreux Français n’utilisent plus leur voiture. Et quand il feront leur premier plein de carburant post-confinement, cela risque de faire un drôle d’effet. Car le recul des prix de l’essence se poursuit cette semaine, en raison de la propagation du coronavirus. Voici ci-dessous les chiffres fournis par le site Carbu.com, qui relève les prix dans des milliers de stations-services dans l’Hexagone.


Prix moyen ce lundi :

SP 95 (E5) : 1,31 euro (-3 centimes en une semaine)
Gazole (B7) : 1,26 euro (- 1,4 centime en une semaine)

Si l’on se reporte au 10 janvier, avant le début de l’épidémie en Europe et duconflit commercial opposant la Russie à l’Arabie Saoudite, on obtient des chiffres très spectaculaires.

Depuis le 10 janvier 2020 :
SP 95 (E5) : – 26 centimes/litre
Gazole (B7) : – 24 centimes/litre

Rappelons qu’en France, le prix du pétrole brut ne représente qu’un quart environ du montant affiché à la pompe. Le reste est constitué des frais et marges du producteur et du détaillant, ainsi que de considérables taxes, qui constituent environ 60 % du prix final (taxe sur la valeur ajoutée, taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques). Depuis 2014, une composante carbone a été ajoutée, faisant grimper la TIPCE. Ceci explique pourquoi le prix affiché sur les candélabres ne décroit pas aussi vite que celui de pétrole brut.

Le pétrole en chute libre

Car la matière première, elle, est en chute libre. La faiblesse de la demandeexplique largement cette plongée. La France, l’Italie, le Royaume-Uni et même une grande partie des Etats-Unis ont adopté des politiques de confinement, restreignant la consommation de pétrole par les particuliers et les industries. La Chine, moteur de la croissance mondiale depuis 15 ans n’a pas encore repris toutes ses activités industrielles.

Logiquement, le prix du baril de Brent, qui sert souvent de référence dans le domaine, a vu sa valeur reculer de près de deux tiers depuis le début de l’année. Il s’est effondré de 71 dollars en janvier à 22 dollars ce lundi. Un niveau aussi bas n’avait pas été atteint depuis 2003.



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