Quel marché de l'occasion pour les véhicules écologiques ?

Quel marché de l'occasion pour les véhicules écologiques ?

Pour sa 5ème édition, les Rencontres internationales des voitures écologiques (RIVE), profitent de l'écrin du Mondial de l'automobile pour attirer les regards. Au menu : le marché de l'occasion pour les motorisations propres.

Si la poussée des véhicules écologiques tarde à se faire sentir sur le marché du neuf (à peine 2,9 % des ventes en 2014), que dire de celle sur le marché de l’occasion?

Si le nouveau projet de loi sur la transition énergétique a renforcé le sentiment  que les pouvoirs publics étaient bien décidés à soutenir le véhicule écologique, tous les acteurs ont admis que « sans marché de l’occasion, son installation ne serait pas viable ».

En effet, avec à peine 1 % des ventes (0,9 % précisément), les motorisations dites « propres » rencontrent, exception faite des hybrides, des difficultés à trouver preneur en deuxième main. Au-delà du manque de visibilité sur leur futur, ces motorisations rencontrent en effet quelques problèmes sur ce marché et notamment quant à leurs valorisations.

L’électrique plombé par le bonus ?


Le véhicule hybride tire son épingle du jeu avec une valeur résiduelle supérieure pour une Yaris hybride par rapport à une Yaris diesel, d’après des données détaillées par l’argus lors d’une table ronde, il en est tout autre pour le véhicule électrique.

En effet, la courbe de valorisation serait largement déficitaire pour le VE face au thermique et Thibaut Frank, responsable marketing et valorisation au sein de L’argus précise « la Zoe a une courbe de dépréciation bien en deçà de celle d’une Clio essence par exemple ».

Principal problème pour le véhicule électrique : son bonus. En effet, s’il baisse la facture au moment de l’achat, qu’en sera-t-il lors de la revente ? Pour Joseph Berreta, aucun doute, « il doit être pris en compte dans le calcul », sans quoi, « un véhicule électrique d’occasion s’afficherait plus cher que le neuf » précise-t-il. Autre problème, celui de la batterie. Si dans le cas d’une location de batterie sur un véhicule électrique, il s’agira pour l’acheteur du véhicule de récupérer simplement à son nom le contrat en question, qu’en sera-t-il pour celui qui a acheté sa batterie et en est donc propriétaire ? Une question qui, pour l’instant reste sans réponse.

Le GPL, un marché bien réel


Le cas GPL, pourtant écarté du gouvernement dans le projet de loi de transition énergétique, n’a pas été élagué non plus lors de cette journée. Ainsi, Emilie Coquin, responsable des relations extérieures au sein du Comité français du butane et du propane a rappelé qu’avec 257 000 véhicules motorisés le GPL représentait la plus grande flotte de véhicules écologiques en France.

Elle a également tenu a rappelé que, « malgré lé désintérêt des constructeurs », le marché de l’occasion pour cette motorisation était également réel avec « 18 500 transactions en 2013 ».

 

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